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 Nostre est la terreur

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Thomas Dole
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Messages : 71
Date d'inscription : 05/04/2016
Age : 26

MessageSujet: Nostre est la terreur    Ven 1 Juil - 16:10

Contexte

Le duché de Langre a toujours été la principauté la plus indépendante de la couronne d'Agrance. Trahissant souvent ses vœux d'hommages, contrôler ce large et riche duché a été une tâche difficile pour les Rois qui se sont succédé. Mais une occasion incroyable s'est présentée il y a de cela un an, pour tenter de rattacher ce domaine à la couronne.
L'ancien duc Langrois est mort sans enfants mâles. Il avait bien une fille, qui était mariée au prince d'Agrance, et ainsi, le Roi Philippe III se frottait déjà les mains en sachant que son fils allait hériter du duché. Mais une autre personne a également revendiqué le duché : Le demi-frère du défunt duc, qui est également un grand baron du Royaume d'Oultreterre, et marié avec l'une des sœurs du Roi Oultrais.
Ce qui n'aurait dû être qu'un petit conflit dynastique s'est donc rapidement transformé en une véritable guerre entre deux puissants États pour décider du futur du territoire. L'Agrance et l'Oultreterre ont chacun levé des armées, obtenu le soutien d'autres seigneurs, et commencé une courte campagne pour tenter de gagner le duché.

Si la majorité des Langres soutiennent les prétentions du demi-frère étranger, les partisans de la fille du duc, et donc de l'Agrance, ont réussi à mener une rapide campagne, jusqu'à se retrouver devant les portes de la capitale du duché : Marbrume. Voilà trois semaines que les villages de Conques et Ménerbes, devant les marécages, ont été conquis par les troupes du Roi Philippe. Pourtant, Marbrume est une noix difficile à éclater. Ayant un accès sur la mer, le baron qui dirige toujours la cité a décidé d'appeler à l'aide l'Oultreterre. Le Roi ennemi est en route, avec une ost gigantesque et de nombreux navires. Si Marbrume ne tombe pas rapidement, le siège est une entreprise défaillante.
Il faut que Marbrume tombe sous sept jours, ou toute la campagne n'aura servi à rien.

Note : Nous sommes en l'an 1273. Oui.

Personnages

Le Royaume d'Agrance
Blason de la Maison Gambit, Rois d'Agrance et de Calave

Le Royaume d'Agrance est un État ancien, noble, respecté. Si à une époque le Roi d'Agrance avait peu de pouvoir, de nombreuses avancées politiques ont permit de totalement changer la face de la monarchie. Aujourd'hui, le Roi d'Agrance est le monarque le plus puissant du continent de Borée, disposant d'un large domaine, de nombreux pouvoirs, et d'une grande armée qu'il peut lever n'importe quand. La majorité des croisés sont agrançais, et depuis quelques temps, le Pape vis juste au sud du Royaume, au sein de la ville du Bosquet.

(Note : Clique sur les noms des gens pour avoir leur image)

Le Roi Philippe III, dit « Le Bel » règne sans partage sur le Royaume de Gallance depuis maintenant 14 années. Bien qu'il soit jeune, il a très vite manifesté une capacité hors du commun pour diriger. C'est un être mauvais, machiavélique, qui a réussi l'exploit de devenir la personne la plus détestée d'Agrance, en enrageant à la fois le clergé (En manipulant les évêques et en créant une papauté de pacotile qu'il dirige), la noblesse (En anéantissant leurs privilèges pour son propre intérêt), et les riches bourgeois (En dévaluant le cours de la monnaie). Il a marié son fils aîné, Louis, âgé de seulement 12 ans, avec la fille de l'ancien duc de Langre, dans un simple but politique.

Bertrand de Tourres est le connétable d'Agrance, c'est à dire qu'il dirige les armées du Roi Philippe. Tout petit seigneur de Langre, rien n'avait prédestiné ce chevalier à un jour être nommé à un titre si prestigieux, normalement réservé à un grand prince du Royaume. C'est quelqu'un de particulièrement détesté, à cause de ses origines très modestes, mais surtout à cause de son caractère. Il est pète-sec, hautain, violent, hargneux. Seule sa très grande compétence en tactiques et en stratégie justifient son job.
Il dispose de l'épée de connétable d'Agrance, qui est passée de connétable en connétable depuis des siècles. On dit que cette épée, qui a appartenu à l'Empereur Franz (François), aurait des vertus surnaturelles, mais personne n'a jamais réussi à voir en quoi.
Bertrand est l'amant de la duchesse de Langre, Margaud. Si cette affaire était découverte ce serait la merde pour lui ; On ne rend pas un prince cocu impunément.


La duchesse Margaud de Langre est la fille de l'ancien duc Jehan de Langre, décédé sans enfants mâle. Margaud est donc, selon la coutume, dirigeante de son domaine. Mais de nombreuses personnes ne respectent pas son autorité. Pas parce que c'est une femme, contrairement à ce qu'elle aime se dire à elle-même ; Parce que c'est une grosse conne. Femme vaine, incontrôlable, parfois à la limite de l'idiotie, elle est universellement détestée malgré son joli minois. Elle se rêve en duchesse puissante et nécessaire au Royaume d'Agrance. En réalité, Philippe s'en fiche. Tout ce qui l'intéresse, c'est qu'elle mette au monde un fils légitime avec son gamin de 12 ans qu'elle a épousé, et qu'ainsi la Langre soit intégrée au domaine royal.

Godric, vicomte de Beauvais, est un des seigneurs de Langre qui soutient la duchesse Margaud, et donc le Royaume. On pourrait croire que son soutien soit une bonne nouvelle, que l'Agrance peut s'en réjouir. C'est faux. En réalité, le vicomte Godric est quelqu'un de vain, de chiant, toujours à faire des demandes, à s'imaginer que son soutien est tellement important qu'on ne peut se passer de lui. Vainglorieux, impulsif, c'est un très mauvais commandant.



Le Royaume d'Oultreterre
Blason de la Maison Stannis, Rois d'Oultreterre et de Rosalie


Il y a 230 ans, le duc de Normagne Guillaume le Conquérant est devenu Roi d'Oultreterre. Ce grand royaume insulaire rempli de gens qui parlent une langue bizarre se retrouvèrent alors sous le joug d'un Roi parlant l'agrançais et imposant un système féodal comme sur le continent.
Il y a seulement 70 ans, néanmoins, Le grand-père de Philippe a mené une grande guerre dans lequel il a réussi à vaincre le Roi. La Normagne est donc repassée sous le contrôle de la couronne d'Agrance, tandis que les barons oultrais se sont révoltés et ont obligé leur Roi à signer une charte pour leur respecter des droits et des avantages en tout genre. Le Roi d'Oultreterre est donc une figure faible, humiliée, qui a bien besoin de se venger. Capturer la Langre serait un bon point de départ.

L'Earl Godfrey of Salisbury, en agrançais le comte Godefroy de Salisbury, est le demi-frère de feu le duc Jehan de Langre. Grand baron du Royaume d'Oultreterre, il a gagné des terres grâce à de nombreuses dots de ses femmes successives. Mais il a enfin trouvé la bonne épouse : Une toute petite sœur du Roi Henry II of Outland (Henri II d'Oultreterre). Son nouveau beau-frère, qui a son entière confiance, est ravi de pouvoir aider le baron à prendre le contrôle du duché.
Godefroy est quelqu'un de cruel, avec le sang chaud. Contrairement au Roi Henri qui est une figure très aimée (Il est surnommé « The Beloved » par son peuple), Godefroy est vu comme quelqu'un de peu commode, énervant, dangereux.

Le baron Sigfroi de Mirail dirige Marbrume depuis qu'il n'y a plus aucun duc pour exercer. Bien que sa loyauté est changeante, il a finalement préféré prêter hommage à Godefroy de Salisbury en échange de terres et de l'hommage de nombreux châtelains de marches. C'est un homme compétent, intelligent, paré à toute éventualité. Il a plutôt bien préparé la défense de Marbrume, même si, paniqué, il a été obligé d'appeler à l'aide Henry of Outland pour recevoir du soutien.

Edward of Outland, « The Black Prince », Duke of Chester and King-Consort of Rosaly (En agrançais : Édouard d'Oultreterre, « Le Prince Noir », Duc de Chester et Roi-consort de Rosalie) est le fils aîné du Roi Henri d'Oultreterre. Grand homme, il est, étonnamment, tout l'opposé de son père. Là où Henri est un bon-vivant, gentil, aimable avec tout le monde, Édouard est quelqu'un de très froid, asocial. Il a des habitudes assez étranges, qui le font passer pour un maniaque ; Par exemple, il lui arrive souvent de se faire des purges et des jeûnes, de se saigner pour nettoyer son sang, et il ne supporte pas le désordre et la saleté. C'est un formidable stratège, notamment pour tout ce qui est des coups fourrés dans le dos des gens. Il a épousé la Reine de Rosalie. C'est le meilleur commandant d'Oultreterre, et nul doute qu'il mènera personnellement l'armée qui arrive pour sauver Marbrume.

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Village de Ménerbes, 17 octobre 1273, 9 heures du matin, à 15 kilomètres de Marbrume.

Une large table en bois, extrêmement longue, était posée devant la tente de Bertrand de Tourres, connétable d'Agrance. Tout autour, des bannières flottaient. La plus grande, la plus majestueuse, avait été reproduite quatre fois : C'était les couleurs du Roi, de magnifiques draperies de bleu, couvertes de fleur-de-lys dorées. Mais il y avait, tout autour, d'autres symboles d'autres maisons. Celles de comtes, de princes, de barons qui s'étaient joints à la grande ost de Philippe III. Et puis, de façon plus modeste, il y avait, dans des coins, de petits carrés de tissus, qui représentaient des chevaliers bannerets, venus avec de grands contingents de soldats, mais pas assez pour espérer tenir les premiers rôles.

Voilà bientôt cinq mois que la campagne pour conquérir la Langre a été lancée. L'Ost du Roi de France avait été, au départ, très généreuse. Mais petit à petit, il avait fallu solder, tisser des alliances, et voir quelques uns des gens appelés pour effectuer leur ban rentrer chez eux, ayant terminé d'honorer la durée habituelle de leur serment vassalique...

Bertrand faisait les comptes. Sur la table était dressée une carte de Marbrume, à très grande échelle, sur laquelle il avait dressé de nombreux pions pour indiquer des unités, des armées, des bannières. Le connétable avait réuni autour de lui 12000 hommes pour faire le siège. 4000 d'entre eux venaient d'Agrance, 4000 autres venaient du duché, et les 4000 restant constituaient en des compagnies de mercenaires valentins, ou töters, qui étaient présents grâce aux coffres de la couronne. Un grand rassemblement de troupes... Qu'il fallait nourrir. C'était le bordel.
Déjà à cause de la météo. Il arrêtait pas de pleuvoir, il commençait à faire froid, et l'hiver approchait. Une fois que les premiers flocons seront arrivés, toute campagne sera figée. Si Marbrume n'était pas rapidement prise, il faudrait revenir chez soi et recommencer au printemps. Impensable. Le Roi a été très clair avec Bertrand : Il faut capturer la capitale, autrement elle sera renforcée au moins de décembre, cela était assuré. Du coup, les villages de Conques et Ménebre, dans la banlieue de Marbrume, débordaient de monde. Des tas de soldats, partout, qui coupaient les arbres, qui volaient les poules et les vaches, qui martyrisaient la population, du moins ceux qui n'avaient pas pu fuir à Marbrume à temps. Heureusement, le chemin jusqu'à Lods était dégagé, et on pouvait donc compter sur de la nourriture, des convois qui venaient du Royaume d'Agrance... Mais ils étaient toujours attendus avec impatience. Tout le monde était stressé. 12000 hommes réunis, c'est une fourmilière. Il y avait souvent des conflits, des bagarres entre chevaliers et fantassins. Hier encore, trois hommes d'armes ont dû être pendus, accusés d'avoir voulu passer à l'ennemi.

Au moins, une vision rassurait le père Bertrand. Au loin, près de la ville, il voyait de grandes tours qui étaient en train d'être fini d'être construites. Des beffrois, ces gigantesques tours de siège qui serviraient à franchir les épaisses murailles de Marbrume. Et surtout des trébuchets, de gigantesques armes de sièges qui pouvaient projeter d'énormes boulets de pierre pour creuser des brèches.

En ce petit matin, Bertrand avait appelé tous les grands barons, et les capitaines de son armée, pour être réunies vers lui. Ils vinrent, les uns après les autres, et on leur servait beaucoup de vin et de bière.


Dernière édition par Thomas Dole le Sam 2 Juil - 11:51, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Nostre est la terreur    Ven 1 Juil - 17:10

Grâce à une magnifique glissade, j'arrive à doubler mon collègue töterien dans la dernière ligne droite pour atteindre la bière. On est plutôt vin rouge pétillant là d'où je viens, mais à force de voyager je me suis habitué à l'espèce de soupe marron épais qu'ils font avec le houblon. Contrairement à l'eau, ça ne croupie pas, et ça désaltère. On y prendrait goût comme c'est astucieux. J'en rapporterai chez moi.
Une fois ma chope en bois remplie je vais la boire dans un coin très vite comme si on allait me la voler. Y a un peu de mousse qui me remonte dans le nez. J'éternue. Ca fait beaucoup rire frère töter et son accent débile. On devrait être dans le même camp pourtant, solidarité de classe : celui de ceux qui ne sont pas à leur place. Je suis pas noble du tout, j'ai jamais pris de ville tout seul de ma vie. Il se trouve, que, parmi mes confrères, j'étais le seul disponible et assez alphabétisé pour tenir la route si quelqu'un se mettait à agiter des cartes. On a bien quelques cadets de la petite noblesse en condotierre, mais y en a aucun qui a envie de se présenter devant ses pairs. Ca les gêne, je sais pas quoi. Alors c'est moi. Voilà. Tant qu'on me demande pas de réciter un poème ça devrait aller.

Peu à peu tout le monde prend place autour du feu. L'assistance s'organise plus ou moins en fonction de l'origine sociale et géographique des participants. Il y a eu quelques soucis à ce niveau là hier soir entre les mecs du duché. Une connerie de truc régional. Par chez nous on est beaucoup plus cynique sur le sujet, on peut bosser un jour pour un mec et le lendemain pour un autre, y a aucune rancune nul part. Mais... ben le voyage a été long et les enjeux sont gros, si j'ai bien compris. Ca fait des disputes. Toujours des histoires de clôture planté dix centimètres trop à droite ou l'ancêtre de Untel qui a tué l'ancêtre de Bidule. J'ai pas tellement d'arbre généalogique et j'ai passé la majorité de ma vie à gambader dans la gadoue alors ça me laisse assez perplexe.

Mais j'suis quand même préoccupé comme tout le monde par un minuscule détail : comment on va prendre la ville ? Au loin on peut la voir, avec son architecture si... étrangère. Heureusement on m'a pas nommé expert passe-muraille, alors c'est pas mon problème. Je me demande plutôt comment on va gérer les arbalétriers d'en face. Avec leurs murailles d'étranger à la con, ils ont des postes de tir magnifique. Nous on a certes des engins de siège magnifique, mais j'aime pas ces machins là. Même quand je les ai dans mon camp ça me rassure pas. J'ai un souvenir traumatisant où on m'a fait grimper là dedans. Y avait des mecs morts et du sang partout, et c'était haut. Le plancher semblait pas très solide d'ailleurs. Je préférerais être en bas avec les gars qui occupent des défenseurs pendant qu'on approche les beffrois.

Tout le monde a fini de se servir l'apéro et de s'installer, je me mets derrière l'assistance avec frère töter. J'aime bien faire la guerre avec eux, ils savent vivre même si ils sont un peu con. Il me salue d'un "tarlouze du sud" et je lui répond en lui montrant mon majeur et mes chicots noircis. C'est moins formel du coté des mercenaires indépendants, on sait qu'on est pas là pour prendre des décisions. Plus pour tuer des trucs.
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Thomas Dole
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MessageSujet: Re: Nostre est la terreur    Ven 1 Juil - 18:13

Une pluie. Crasse, chiante. Par une grosse pluie battante et atroce, mais vous savez, ces petites gouttes qui tombent rapidement, une ondée énervante et frustrante. Voilà ce qui tombait du ciel, qui s'écrasait sur les visages des soldats qui étaient tout autour de la table. L'apéro avait duré plus que prévu, et maintenant, les conditions météorologiques s'étaient dégradées. C'était chiant, parce que du coup, le sol commençait à devenir boueux. Comment voulez-vous pousser des béliers, des beffrois, des engins sur roue alors que le sol était humide et boueux ? Mission impossible.

Mais bref. Il fallait vite se décider. Tout autour, les gens se recouvraient de manteaux et de fourrures pour se protéger de la pluie et du froid, tandis que Bertrand tapa sur la table de son poing avant d'élever la voix, une voix rauque et tonnante comme celle d'un prêtre en son église.

- Messieurs. Je vois que vous avez répondu à l'appel. Bien. Je n'aime pas beaucoup parler, alors permettez-moi d'être très bref et très concis.
Nous sommes dans une situation très préoccupante. Je pensais que nous avions jusqu'à l'hiver pour faire tomber Marbrume, mais le Roi d'Oultreterre va faire parvenir des navires avec des troupes. Notre bon Roi Philippe a envoyé des émissaires négocier avec les royaumes calaves pour obtenir leur marine, mais ils ne viendront pas avant des semaines, sinon des mois. Cela veut dire que nous avons l'obligation de faire tomber Marbrume sous sept jours, et repousser la flotte d'invasion oultraise qui souhaite débarquer. Cela tombe très bien, parce que nos vivres sont en train de manquer. Nous n'avons presque plus d'eau, presque plus de pain, et plus de viande. Si on veut survivre et pas se déliter complètement, cette maudite ville doit tomber !
Heureusement, notre artillerie a été construite. Enfin. Trois semaine qu'on l'attend. Les trébuchets et les mangonneaux vont faire feu autant que possible pour créer des brèches, mais je ne pense pas que cela suffise. Observez donc.




Il montra la carte de Marbrume à tous, où il s'amusait à déplacer les pions un peu partout.

- Marbrume est une grande ville de 65000 habitants. D'après les informations de sire Godric de Beauvais ici présent, la cité serait défendue par une ost composée des soldats de Sigfroi, des apports de nombreux alliés, y compris d'archers d'Oultreterre, bref on parle de près de 2000 soldats. Auxquels il faut rajouter 2000 miliciens de la ville de Marbrume, la plupart ayant été recrutés et armés en toute hâte, et desquels il ne faut pas forcément attendre grand chose.
Nous sommes trois fois plus nombreux qu'eux. Mais quiconque a déjà participé à un siège sait que ceci ne veut rien dire. Ils ont des murs, et l'Esplanade, le palais où se trouve Sigfroi et ses plus fidèles alliés, est isolé. Problème, l'Esplanade est le seul endroit d'où on pourrait vraiment repousser une flotte adverse. Comme vous voyez sur la carte, tout le quartier nord est parsemé de murailles et remplis de tours, tandis que le flanc, avec le port, est exposé.
Il va falloir, donc, qu'on arrive à faire non pas un, mais deux sièges ! Et si le premier va être facile avec les trébuchets, il va falloir qu'on arrive à attaquer l'Esplanade depuis la ville, depuis le bas-quartier et la cathédrale Notre-Dame de Marbrume, un exercice périlleux, pour pas dire complètement fou.
J'attends donc vos suggestions, messieurs. Comment peut-on faire pour capturer la ville rapidement, en économisant le plus de soldats ?


L'un des seigneurs autour de la table, un grand baron venu de Lyrie, pointa le petit point à l'est de la carte, qui était au milieu du rivage.

- Cela est le phare ? On ne le contrôle pas ?
- Il s'agit en effet d'une base, d'une tour contrôlée par cinquante hommes payés par Sigfroi. Il semblerait qu'il y ait dessus des balistes et des pierrières, des engins pour empêcher une flotte d'approcher.
- S'emparer du phare serait peut-être une bonne idée, non ? Cela nous donnerait une base d'artillerie pour attaquer les murs, et au contraire les empêcher d'attaquer nos propres trébuchets !
- Si vous le dite, messire. Mais je doute qu'avec ce temps, et avec les vagues, envoyer des petites chaloupes capturer un phare comme ça serait une bonne idée.
D'autres suggestions ?
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