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 Chasse aux sorcières

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Thomas Dole
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MessageSujet: Chasse aux sorcières    Dim 6 Nov - 20:14

Dans le sinistre cauchemar de l'avenir lointain, seule la guerre règne.

--- ALERTE PRIORITAIRE
ACTIVITÉ HÉRÉTIQUE DÉTECTÉE---

- Votre seigneurie ! Une alerte prioritaire nous a été envoyée depuis le secteur Gallance.

- Amenez-le moi directement sur l'écran.

----------------------

INFORMATUS :

NOM DE LA PLANETE : FRANCIA
DENOMINATION : MONDE-CIVILISÉ
CONSTRUCTION INDUSTRIELLE : IMPORTANTE
VALEUR STRATÉGIQUE : PRIORITAIRE POUR LE SECTEUR.


- Ici le Seigneur-Inquisiteur Eldin Laporte.

- Je suis l'Inquisiteur de l'Ordo Hereticus Mordecai Hamsha. J'envoie en pièce jointe des documents. Suspect hérétique retrouvé sur la planète Francia.
- Suspect ?
- Sorcière suspectée. Psyker douée. N'a pas été recrutée par l'Imperium. A fuit. Recherchée pour le meurtre de deux Adeptus Arbites et d'un Acolyte de l'Inquisiton.
Mon Acolyte.

- C'est personnel alors.
- Non. C'est la volonté de l'Empereur.
Un de ses alias a été retrouvé lorsqu'elle est arrivée sur le spatio-port de Francia. Sa trace a ensuite été perdue. Elle doit être retrouvée.

- Un alias ?
- Le nom de sa belle-sœur. Exécutée par l'Inquisition suite à une enquête sur elle.
- Dangerosité ?
- Elle a réussi à tuer 3 des meilleurs agents de l'Imperium. Elle a une très grande influence et montre une maîtrise du Warp hors du commun. Elle est très forte pour manipuler les hommes.
Priorité absolue.

- Bien. Ce sera fait.

----------------------

- Contactez l'Inquisiteur Anton Gebbet.
- Vous voulez dire le Fideles Temporem ?
- C'est cela.

Connexion...
20%...
40%...
60%..
80%...
Connecté.


- Ici l'Inquisiteur Anton Gebbet. Que puis-je pour vous, Votre Seigneurie ?

- Inquisiteur... Je n'avais pas reçu de nouvelles de vous depuis cette mission sur Terraxis V. Savez-vous que vous devez me faire un rapport à chaque fois que vous vous déplacez ?
- Je vous prie de m'excuser, Sire... Je suis actuellement en train de voyager dans-
- J'ai une mission prioritaire pour vous. Une personne à retrouver dans un monde-ruche. Rechercher une aiguille dans une botte de foin. Est-ce trop demandé pour vous ?
- Je vis pour servir.
- Le dossier vous a été envoyé sur votre servo-crâne. Prenez contact avec le gouverneur de la planète Francia et occupez-vous de ce problème.
Hackett terminé.


----------------------

Anton Gebbet:
 

Opale Hamsha:
 

Anton Gebbet sortait de sa cabine personnelle du vaisseau. Une superbe Corvette, qui appartenait à son ami, un Rogue Trader spécialiste dans l'art de se faire du fric, pas toujours de façon légale ni très religieuse... Mais qu'importe. Voilà dix piges que lui et le capitaine du vaisseau se connaissaient, et ils avaient appris à s'adapter à l'un l'autre. Ils parcouraient la galaxie. Anton distribuait la volonté de l'Empereur. Lui, il se faisait son beurre en même temps. Un partenariat très avantageux pour la gloire de l'Imperium.

- Karen, dit Gebbet en arrivant à la barre où se trouvait le capitaine. Fait cap sur la planète Francia. On a une nouvelle mission.


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Karen Ravenot



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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Dim 6 Nov - 21:33

Karen Ravenot "Stunka-44":
 

Elisabeth Marnsworth:
 

- Karen. Fait cap sur la planète Francia. On a une nouvelle mission.

Francia, l'Omnimessie l'avait déjà envoyé sur ce monde ruche : légèrement décadent sur les bords, toutefois assez agréable pour prendre une petite pause lorsque qu'il n'y avait rien à faire et que le vaisseau devait être ravitaillé en carburant, munitions et vivres. Le capitaine du navire se retourna vers son fidèle ami inquisiteur et hocha la tête.

-Ce sera fait.

Les humains ne voyaient rien, mais tout les augmentés qui avaient servi un jour où l'autre sous l'adeptus mechanicus ressentaient les rafales de code émanant de leur chef Stunka se projeter dans toutes les directions, intimant des ordres à toutes les catégories de personnel, du plus petit machiniste au plus grand des technomages. Sans dire un mot à son équipage tout les gens à bord se mirent à faire leur besogne dans un silence complet.

-L'Omnimessie sera satisfait que nous allions corriger un problème sur Francia. Elisabeth, allez motiver nos rangers, nous allons faire un saut dans le WARP et je veux qu'ils se tiennent prêt à cueillir n'importe quel abomination qui essaierait de se faufiler à travers le bouclier et la carlingue du vaisseau.

Stunka se retourna et recommença à rafaler d'ordres ses subordonnés avant d'être attiré par le silence derrière lui. Il se retourna et constata que Elisabeth était toujours au garde à vous, Karen marqua un arrêt en constatant que la discipline de Krieg était toujours bien présente.

-Vous pouvez disposer capitaine Marnsworth.
-A vos ordres Rogue Trader Omnid Stunka.

Elle fait un salut militaire et s'en va sans un mot de plus.

-Anton, pourquoi devons nous aller à Francia? demanda le cybernétique à son ami.
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Thomas Dole
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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Mer 9 Nov - 18:13

Lorsque l'Imperium est menacé, nous serons en première ligne ! Ni mutant, ni xenos, ni hérétique ne peut nous résister ! Nous ne sommes pas forts par nos armes, par notre entraînement ou par notre discipline. Cet art martial n'est que l'émanation d'une volonté bien plus forte que toute autre : la FOI. L'Empereur, et seul l'Empereur, est la raison pour laquelle nous trouverons la force de plonger nos corps pour boucher les avenues et les boulevards face à l'invasion des SOUS-RACES.
--- Lieutenant Jean-Baptiste de Verneuil, 41e régiment de chasseurs de Francia, avant de charger les Orks d'Armageddon


Après un saut dans le Warp, le Fideles Temporem se retrouvait dans le secteur de Gallance, un endroit qui avait encore la chance incroyable d'être pacifique. Alors que Ezekyle Abaddon était en ce moment même en train de lancer sa 13e Croisade contre Cadia, et que le chef de guerre des peaux-vertes Ghazghkull Thraka était en train d'amasser la plus grande WAAAAAGH! Jamais vue contre le monde d'Armageddon, Gallance avait la chance d'être dans une situation beaucoup plus pacifique. La planète de Francia, ainsi que les mondes de Bretonnia, Aquytianne, et Loirâtre, étaient des planètes civilisées et magnifiques. Aquytianne, au-dessus des autres, est un monde d'agriculture, couvert de champs omniprésents, dont l'or des blés était visible depuis l'orbite ; Un grenier essentiel pour nourrir une bonne partie du Segmentum. Mais d'autres planètes étaient encore largement abandonnées excepté pour quelques misérables colonies ; Des sous-races de Xenos y vivent même, comme les très craints « turiens ». L'Ordo Xenos n'a pas encore trouvé le temps de les exterminer, probablement car ils sont beaucoup plus intéressants à capturer et à expérimenter sur eux...

Des pensées qui occupaient l'esprit de l'Inquisiteur Anton Gebbet. Mais celui-ci n'appartenait pas aux traqueurs de Xenos. Chapeau caractéristique sur la tête, assis sur un siège de la cabine de commandement, il observait par la superbe fenêtre la planète Francia dont on s'approchait. Anton n'avait pas le siège le plus grand, réservé au capitaine, et devait se contenter de trôner un peu en-dessous. Une position étrange pour un Inquisiteur ; Mais il n'était pas un chasseur de sorcières comme les autres. Beaucoup plus discret. Beaucoup plus dangereux aussi... Il était devenu rapidement l'un des meilleurs traqueurs de cultistes, alors même que jamais il ne s'amusait à débarquer avec un régiment de Tempestus de l'Inquisition. Non, il travaillait autrement. Il utilisait l'infiltration, la corruption, et la connaissance des livres du Chaos pour traquer les ennemis de l'Empereur. On appelait les inquisiteurs comme lui des « radicaux », le genre qui ne joue pas selon les règles. Le genre efficace. Mais le genre qu'on craint, surtout. « À force de vouloir combattre le feu par le feu, on finit par brûler pour le plaisir des forces du mal... » prévenait père Gregor, prêtre du monde-cardinal de Savaven, anéanti par Abaddon lors de la 12e Croisade.

- Francia n'est pas une planète comme les autres. C'est un monde avec un continent rempli de hautes tours, comme un monde-ruche... Mais ce n'est pas un monde-ruche, car il n'en est pas recouvert. Un autre continent, plus éloigné et séparé par un océan, est lui beaucoup moins aménagé, et un véritable petit paradis dans lequel les nobles s'installent des châteaux et des palais, pour veiller sur des serfs.
Les serfs ont la chance de vivre dans des champs de blés. Ils sont peut-être inféodés, mais ils apprécient cette soumission car ils sont protégés et vivent très bien.
Mais les hommes du monde-ruche... Leur vie n'est pas pareille. Ceux qui ont la chance de travailler dans une usine ou une mine ont un salaire, mais ont des conditions de travail terribles. Les rébellions sont matées par la force.
Francia a un gouverneur planétaire, qui est élu par l'aristocratie locale pour un mandat à vie. Vous vous doutez bien de ce qui arrive ; plein de morts « suspectes » et de conflits dynastiques...
Une vraie usine à gaz. Mais l'Administratum ne s'en occupe pas. Francia a toujours fournit des matières premières, des produits agricoles, et même des régiments de gardes impériaux en bonne quantité.
Cette planète n'est pas la plus importante pour l'Imperium. Mais elle est en paix, elle a d'excellents quotas de production, et elle est remplie de fidèles dévoués à l'Empereur. C'est pour cela que nous ne pouvons pas laisser une simple psyker tout ruiner.


Le navire commençait à descendre dans l'atmosphère, alors que le capitaine s'entretenait avec le commandement du spatio-port pour avoir l'autorisation d'atterrir. Normalement, il suffit de dire si on vient pour marchander, pour embarquer, ou pour voyager. Mais là, il y avait un Inquisiteur à bord... Et ça, ça forçait immédiatement les employés du port de se presser et de faire de gigantesques sourires pour les accueillir.
Il faut les comprendre. Un Inquisiteur n'a jamais l'air bien grand, ni très fort. Mais avec son petit insigne accroché à son manteau, il pouvait ordonner la mort d'un monde et de ses milliards d'âmes...

Opale, elle, observait également la scène. Elle était derrière son mentor, debout, les bras croisés au-dessus de sa poitrine. Avec une moue peu convaincue, elle se mettait à répondre à celui qu'elle écoutait comme une étudiante studieuse.

- Qu'est-ce qu'une seule psyker peut faire face à une planète de 5 milliards d'humains ?
- Beaucoup de chose.
La corruption... Est un procédé lent. Lent, mais puissant. Et jouissif. On s'en rend lentement compte lorsqu'il intervient, mais... Un seul petit culte peut suffire à faire basculer une planète entière si l'on est pas assez vigilant.

- Je suis sceptique.
- Tu as bien raison de l'être, si tu veux être inquisitrice. Mais un culte est puissant... Surtout lorsqu'il est dirigé par une personnalité charismatique, surtout lorsqu'il y a des troubles sociaux, surtout lorsqu'on peut obtenir le soutien des pouvoirs du mal.
Ce n'est pas le culte en lui-même qui est puissant. Généralement, il suffit de tuer le gourou pour que toute son influence s'écroule... C'est plus ce qu'il est capable de faire et de former le temps qu'on l'arrête.
Normalement, un Inquisiteur n'a pas besoin d'intervenir à chaque fois qu'une bande de fous se mettent à faire des messes noires pour invoquer Nurgle. Mais si cette garce-là a réussi à tuer un de mes... De nos, collègues, alors elle mérite de payer.


Ayant dit ça, son servo-crâne se mit à diffuser une image dans la cabine, pour que tout l'équipage de mercenaires et de corsaires puissent l'observer.



- Selon les renseignements que j'ai obtenu de l'Inquisiton, Emili Sandoval est une psyker issue d'une famille modeste. Elle ne saurait pas maîtriser son talent et entendrait les voix des dieux du Chaos. On dit qu'elle n'est pas dangereuse à cause de la nouveauté de son don. Mais tout de même ; Elle a réussi à tuer deux Arbiters et un Acolyte de l'Inquisition. Ce n'est pas donné à tout le monde, et certainement pas à une jeune femme qui fait 1m76 et 61 kilos.
- On a des précisions de sa taille ?
- Nous avons des informations sur tout. Nous connaissons son groupe sanguin, la couleur naturelle de ses cheveux et de son iris, la longueur de ses doigts, la taille de son lobe frontal, même sa poitrine. Nous sommes l'Inquisition, ce serait mauvais de ne pas avoir un minimum de renseignements sur les personnes que nous traquons...
Une magnifique femme. Sublime. Mais Francia est une planète avec 5 milliards de personnes, cela va donc être difficile de la trouver.
C'est pour cela que nous allons devoir nous assurer de la coopération des autorités locales...
…Ou des gangs qui pullulent dans les bas-fonds de Francia.

- Travailler avec un gang n'est pas une bonne idée. C'est même carrément merdique, monseigneur.
- Fort heureusement, nous sommes l'Ordo Hereticus, pas l'Adeptus Arbites. Notre rôle est de traquer ceux qui défient la volonté de l'Empereur, pas ceux qui vendent des stupéfiants.
Qu'importe. Ce n'est pas un sujet à débat. Je suis l'Inquisiteur et je déciderai de qui nous fourniras de l'aide une fois dans la ruche.

- Oui. Monseigneur...

Le vaisseau entra dans l'atmosphère de la planète, de très bonne qualité, avec un nombre minimal de débris en orbite. La manœuvre fut extrêmement simple pour l'équipage, qui était rôdé à débarquer sur des mondes remplis de créatures sauvages ou d'hérétiques armés d'armes lourdes. Les ouvriers du spatio-port courraient dans tous les sens pour aider à la manœuvre, et qu'il puisse enfin se mettre à quai.

C'est alors qu'un message vocal fut entendu sur le pont.

- Ici Charles Lacroix, chancelier du gouverneur planétaire de Francia. C'est, heu... Étonnant de voir un inquisiteur débarquer sur notre planète.
- Je suis venu m'entretenir avec le gouverneur, monsieur Lacroix.
- Oui, oui, je... Je me doute. Mais cela risque d'être compliqué...
Venez à la grande tour de la cité, afin que nous puissions discuter.


Anton se leva de son siège et se tourna vers le capitaine.

- Alors. Tu comptes venir m'accompagner ou tu restes ici ? Francia est une planète très riche, en tant que Rogue Trader tu devrais avoir ton compte pour acheter ou vendre des marchandises au marché local.


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Karen Ravenot



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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Mer 9 Nov - 21:05

- Alors. Tu comptes venir m'accompagner ou tu restes ici ? Francia est une planète très riche, en tant que Rogue Trader tu devrais avoir ton compte pour acheter ou vendre des marchandises au marché local.

Stunka haussa les épaules : il avait déjà tout ce qu'il fallait, sauf peut-être du radium pour skitarii, mais le radium n'était pas objet qu'on trouvait facilement même dans un endroit qui devait grouiller de Rogue Trader. Enfin, il devait pouvoir dénicher quelque chose à prix abordable qui servirait bien l'expédition, toutefois hors de question de laisser l'inquisiteur partir comme ça seul à une entrevue avec le gouverneur. Stunka avait appris une chose au fil des voyages avec Anton et celle-ci c'était gravé dans ses circuits imprimés : il allait devoir l'aider à se salir les mains à un moment où un autre, aussi en savoir le plus possible l'aiderait lorsque le moment viendrait.

-Je me dois de décliner : je laisse le datasmith Rust et le sergent Marnsworth vous accompagner.
-A vos ordres.

Le magos s'appuya sur sa canne et congédia la sous officière d'un geste de main qui partit se préparer. L'inquisiteur eut tout loisir de voir son ami s'affaisser moitié contre la rambarde commandement, moitié sur sa canne, alors qu'une partie de son être voyait à travers les yeux du datasmith Rust qui était en train de polir à l'excès l'armure de son Kastelan bleu nuit. Karen ne se gêna pas pour faire poser au technicien de combat son bidon de polish et son chiffon sur une table.

-Datasmith cybernética Rust, vous partez sans votre Kastelan en compagnie des inquisiteurs et du sergent Marsworth. J'ai besoin de votre sens de l'observation. Que la force motrice bénisse votre tâche.
-Bien magos, votre désir est celui de l'Omnimessie.

Ravenot se redressa, revenu au sommet de sa forme et pleinement dans son corps, plutôt que dans la matrice cérébrale de quelqu'un d'autre, le tech-priest tourna le regard vers Anton. L'Inquisiteur avait des investigations à mener et le capitaine du vaisseau des bricoles basiques à acheter : du métal en réserve pour d'éventuelles réparations sur le vaisseau, du vernis pour les machines, pas forcément des choses dure à dénicher mais parfois longues à acheter.

Datasmith Rust:
 

Stunka se tourna vers l'Inquisiteur : même s'il savait se défendre, Ravenot préférait savoir que deux combattants chevronnés gardait un oeil sur lui, non pas qu'il n'avait pas confiance en Anton pour se garder en vie, mais plutôt du fait qu'un psyker en liberté qui avait déjà abattu un autre inquisiteur pouvait très bien tenter de réitérer l'exploit. Avec une ancienne membre du Death Korps et un spécialiste des machines qui donnait surtout la capacité à Karen de voir ce qui se passait en direct du côté de son ami. Une façon pour lui de veiller sur son partenaire et de lui donner des infos en continu sur la situation dégénérait, car tout le monde n'avait pas le luxe de bénéficier des bases de donnée de l'adeptus mechanicus.

Aussi lorsque les quatre furent prêts à partir le petit groupe s'aventura hors du vaisseau et pu constater que Francia était un monde plutôt accueillant mais surtout avec une population assez craintive de l'inquisition. Bien qu'Anton et son élève ouvrait la marche, les deux soldats en uniformes derrière contribuaient eux aussi à éviter de finir avaler dans la foule composée d'hommes d'affaires. Juste à côté du spatioport se situaient le quartier d'affaire de la capitale et peu de gens étaient prêts à braver l'ire de quatre représentants armés de l'Empereur pour gagner quelques secondes dans les rues. Aussi le petit trajet se déroula sans encombres dans la zone et ils arrivèrent au bureau du gouverneur assez vite : une immense tour qui atteignait la cime des nuages avec quelques unes de ses sœurs. Toutefois le bâtiment qu'occupait le responsable planétaire était le plus haut parmi les plus grands et l'entrée était pauvrement gardée malgré la présence d'une caserne de gardes impériaux à un pâté de maisons.
Quelques soldats qui devaient plus avoir affaire à des voleurs et des manifestants qu'à des xénos à en juger par leur attitude non réglementaire. Heureusement pour eux leur commissaire n'était pas sinon ils en auraient pris pour leur grade lorsque l'Inquisiteur et les autres passèrent. Le rez de chaussée était surtout consacré à des locaux de rangement pour les agents d'entretiens et d'ascenseurs.
Bien qu'ils n'aient pas de rendez-vous avec une quelconque autorité officiel sur la planète, le bureau des entrées jugea bon de ne rien demander aux nouveaux arrivants quand ils virent l'insigne d'inquisiteur d'Anton. Toutefois on leur demanda tout de même d'attendre dans une salle blanche avec des canapés luxueux, certainement réservé aux invités de marques, le temps que le chancelier arrive. Mal à l'aise à l'idée de rester oisive Marnsworth commença à faire les cents pas dans la salle, fusil en bandoulière sur les recommandations de Rust qui observait avec attention l'horloge murale.

___________________________

-Virez les enfants et les cultistes.

Telles étaient les consignes de Stunka envers les mercenaires qui surveillaient la baie de chargement qui se faisait assaillir de commerçants en tout genre : pour la plupart des vendeurs de babioles qui pensaient pouvoir se faire de l'argent facile en vendant de la camelote aux soldats du Rogue Trader. Dommage pour eux les mercenaires étaient insensibles pour la plupart à ce genre de breloques et la plupart furent éjectées à grand coup de crosse, de même pour tout ceux qui n'étaient pas la pour vendre où acheter ce qui traînait dans les soutes. Un sergent avec son datapad mettait aux enchères tout ce qui était inutile et encombrait le vaisseau de façon inutile alors que Karen négociait les charges habituels avec ceux qui venaient vendre en gros et pas à l'unité.
Un quintal de Radium par-ci, des tonnes de provisions par la, les modalités habituelles et rébarbatives qui étaient obligatoires pour la bonne réussite de la mission et surtout la santé de l'équipage. Personne n'arrivait à se battre le ventre vide et malgré le degré d'amélioration tellement extrême que seul l'Omniméssie en personne pouvait permettre à certains humains, ils restaient des hommes et la loyauté d'un homme passe par son estomac. Puis Karen, constatant l'attente de l'un de ses émissaires auprès du gouverneur, passa un message à travers celui-ci à l'attention de son ami.

___________________________

Rust se racla la gorge et tourna la tête en direction de l'inquisiteur alors que le skitarii sentait une présence étrangère dans son esprit.

-Mon ami, c'est Karen même si j'emploie un intermédiaire : si vous avez un soupçon sur quelque chose, demandez-moi je suis sûr à 97,1689% de pouvoir consulter les bases de données présentes sur cette planète et celle de l'Adeptus Mechanicus sans encombres.
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Thomas Dole
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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Ven 11 Nov - 0:13

L'attente fut... Légèrement plus longue que prévue. Anton était impressionné. D'habitude, lorsqu'il se présentait à un palais, il était reçu immédiatement, ne serais-ce que par la crainte qu'il inspirait. Mais là, il lui fallait attendre, assis, les mains sur les genoux, pendant presque deux minutes, à en croire la magnifique horloge placée dans la pièce.

Lorsque enfin les doubles-portes s'ouvrirent, Anton se redressa immédiatement sur ses jambes. Un homme arriva. Il était petit, un peu grassouillet, avec un beau costume qu'il semblait avoir enfilé en toute hâte, fait d'un manteau sombre et d'un costume marron-noir, sans aucune décoration ou luxueux bijoux aux mains. Il s'approcha, la face toute rouge, et tendit sa main pour serrer celle de l'Inquisiteur.

- Sire, je... Je suis Charles Lacroix, chancelier du gouverneur de Francia. Je... Ahem. Je suis enchanté de vous rencontrer.
- Monsieur Lacroix.

Anton lui serra la main, sèchement.
Il y avait une raison pour laquelle les gens craignaient l'Inquisiteur Gebbet en particulier. Et ce n'était pas quelque chose dont il était fier. Plutôt un vieux souvenir... Un souvenir qui le hantait. Qui le faisait souffrir. Haïr sa propre personne. Un Exterminatus. La mort de 50 millions d'âmes.

- Euh, si... Si vous voulez bien me suivre.
Votre suite va être dirigée vers une... Une autre salle, où ils recevront des rafraîchissements.

- Entendu.

L'Inquisiteur haussa les épaules en se retournant vers son acolyte et les hommes de Karen. C'était à se demander si la Kriegienne comptait retirer son masque à gaz pour boire du champagne... Une question à laquelle il n'aurait sans doute pas de réponse, puisqu'il se retrouve à suivre le chancelier jusqu'au bureau du gouverneur, en montant à l'étage.

Les deux allèrent dans une superbe salle qui était parmi la plus haute de la ruche. Elle offrait une vue magnifique sur la ville. Il faut avouer, elle était légèrement plus, heu... Hygiénique que la plupart des mondes-ruches sur lesquels Anton avait jamais mis les pieds. Même si les gens devaient toujours beaucoup souffrir et être miséreux, on était pas non plus dans les extrêmes comme on pouvait les connaître en certains endroits.
Le bureau en lui-même était débordant d'opulence. Il y avait une fontaine d'eau creusée dans les murs, de gigantesques tableaux partout, qui montraient la puissance de la famille aristocratique du gouverneur. Lui-même, il s'était fait peindre un portrait gigantesque, de plus de 100 mètres de long, qui trônait sur l'un de ces gigantesques murs. Son bureau, taillé d'une façon étrange dans un bois magnifique, était vide.

- Normalement je n'ai pas le droit de vous recevoir ici, je travaille à côté, mais... Sa seigneurie le Gouverneur n'était pas là...
- Il n'est pas là. L'avez-vous contacté alors ? Je désire le parler et obtenir le soutien des autorités de Francia.
- C'est... C'est justement ça le problème Inquisiteur.
Vous avez choisit le pire jour pour arriver.
Voyez-vous, sa Seigneurie, le gouverneur planétaire, n'est pas ici, dans la capitale de Pardis. Il est à la campagne.


Les deux hommes s'assirent. Lacroix sembla marquer un long moment d'hésitation, avant d'aller dans le fauteuil du gouverneur, tandis que Gebbet prit place en face.

- Cela n'est pas une raison. J'ai besoin d'un accord officiel.
- Il est à la campagne car il est grandement malade... J'ai essayé de le contacter depuis ce matin, et je n'ai aucune réponse. J'ai envoyé un valet le quérir, voir qu'est-ce qu'il lui arrive...
- Depuis ce matin, il ne répond plus ?
- Depuis cinq jours. Cinq jours sans aucune nouvelle. Mais c'est un secret, dont seul moi et quelques hommes du gouvernement sommes au courant. Nous cachons la nouvelle, notamment pour éviter que d'autres familles aristocratiques en profitent pour tenter quelque chose.
Mais vous êtes un Inquisiteur de l'Impérium, vous ne pouvez pas être ici pour ces broutilles... Dites-moi ce que vous souhaitez, et je m'assurerai de la collaboration de tous nos services.
Mais il faut que vous me promettiez quelque chose... Ne dites pas un mot de tout cela aux Arbites. S'ils apprenaient que le gouverneur est absent, et que personne n'est désigné pour servir d'intérimaire... Ils pourraient vouloir déclarer la loi martiale. Ce serait la zizanie ici.

- Je ne suis pas venu ici pour m'occuper de vos affaires internes. Je suis venu ici pour retrouver une psyker. Vous devez obligatoirement avoir accès à une base de données qui me donnerait des informations, sur les nouveaux arrivants de votre spatio-port.
- Heu, oui, mais, des centaines de milliers de gens transitent chaque jour ici, cela prendrait des semaines à trouver les informations que vous souhaitez...
- Pas si on a quelqu'un de très efficace avec l'informatique.
- On a des gens efficaces, mais quand même pas un héros de Mars !
- Moi si.

--------------------

Alors que Karen se déplaçait dans le quartier des affaires de Paridis, il pouvait voir autour de lui les gens qui s'occupaient de leurs affaires quotidiennes. Des gens très riches, des marchands et des commerçants, qui venaient pour échanger, vendre et acheter. Mais également des employés de l'administration de l'Impérium, qui venaient collecter en nature les dîmes que devait la planète à l'Adeptus Administratum, notamment des matières premières et de la nourriture. Ils embarquaient d'énormes quantités de céréales, et des animaux encore vivants, sur de gigantesques vaisseaux pour servir à la logistique de la Garde Impériale.
Que des gens riches, bien habillés, et qui sentaient bons. Excepté pour les ouvriers, qui souffraient sous le poids des marchandises qu'ils devaient aider à charger.

Aussi, le skitarii reconnut très rapidement que quelque chose n'allait pas quand il remarqua l'un des marchands. Il était bien habillé, oui, mais quelque chose n'allait pas, quelque chose qui le différenciait des autres... Des bottes pleines de boue ? Un crâne rasé à la manière militaire ? Hm, rien d'incroyable.
Son torse est en revanche plus large que les autres. Et pas parce qu'il fait de la musculation. Non. Après l'avoir examiné, Karen remarqua vite que cet homme portait sous son manteau une armure flak.
Il n'eut même pas le temps de réagir, que d'un coup, une énorme explosion jaillit du corps de cet homme chauve, dans un déluge de sang et de flammes. Non, ce n'était pas une armure flak... C'était une veste piégée.

Il y eut des hurlements. Tout autour les gens quittèrent le marché en hurlant. Les hommes de l'Administratum étaient accompagnés de militaires, qui soudain prirent les armes et se déployèrent en aboyant, pour ordonner aux gens de rester à terre et de ne pas bouger.
L'un d'eux reçu une balle en pleine tête, alors qu'un autre groupe fut soufflé par un tir de lance-grenade. Karen leva la tête ; Au-dessus de lui, des hommes en armes s'étaient regroupés sur le toit d'un des grands bâtiments de la ruche, et s'amusaient à tirer au hasard sur n'importe qui, gardant leurs doigts sur la détente comme des excités.
Des bâtiments sortirent des humains, sans protection, mais équipés de laspistolets et d'autoguns. Ils se mettaient à tailler au milieu de la foule, sans faire de distinction entre les civils et les militaires de Francia, qui fonçaient dans tous les sens.
L'un d'eux se mit à hurler, un hurlement qui résonna comme un écho.

- DU SANG POUR LE DIEU DU SANG !
QUE FRANCIA BRÛLE !
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Karen Ravenot



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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Ven 11 Nov - 13:03

Rust et Marnsworth s'installèrent dans une salle où ils reçurent des rafraîchissements : la soldate ne toucha à rien et resta avec son fusil en bandoulière, impassible, le datasmith choisit de ne pas toucher à la bouteille par peur de voir la réaction que l'alcool pourrait avoir avec certains de ses circuits neuronaux. Le temps s'écoula lentement alors qu'ils étaient condamnés à l'attente : un sentiment que le skitarii détestait, l'attente c'était pire que tout quand il n'y avait pas un but tactique derrière.

___________________________

- DU SANG POUR LE DIEU DU SANG !
QUE FRANCIA BRÛLE !


Khorne ? Ici sur cette planète? Des cultistes juste où alors y avait-il aussi des démons qui arriveraient bientôt dans la mêlée. Le magos eut un instant de flottement avant qu'une myriades d'alarmes vinrent l'informer de l'imminence de son destin s'il ne se prenait pas en main dans la seconde, Karen dégaina son revolver à phosphore et tira sur l'hostile le plus proche de lui avant de bondir derrière la couverture la plus adaptée. Une vieille fontaine en lithobéton qui avait connu des jours meilleurs. Il allait se faire tailler en pièce s'il restait caché, mais il allait se faire tailler en pièce s'il s'exposait trop, il devait changer d'abri et rejoindre les forces officiels qui l'avaient identifiées comme un alliée.

-UN HERO DE MARS, TUEZ LE! hurla un cultiste sur un toit.

Le cultiste en question reçut en retour de son ordre une décharge de phosphore brûlant qui le transforma en torche humaine alors que Karen tapait un sprint en direction de ses alliées avant de se jeter derrière eux. Le commissaire de la garde impériale avec eux cria un ordre à ses hommes puis se tourna vers la nouvelle donnée dans l'équation, alors que Ravenot notait au travers de ses optiques une augmentation de la fréquence cardiaque de l'homme en face de lui.

-Rogue Trader Karen Ravenot, je suis avec vous! s'énerva le magos en constatant l'attention que lui portait l'officier. Votre Taurox où il est?

Une explosion à côté des deux hommes projeta au sol l'ami d'Anton qui se traîna péniblement jusqu'à un abri en la présence d'une vieille caisse de matériel remplie de couverts. Pas vraiment du premier choix comme couverture mais au moins quelque chose qui pourrait lui permettre de s'abriter. Karen chercha désespérément du regard son ancien interlocuteur avant que toutes les cibles dans son regard ne convergent vers une masse de chair brûlée et déchiquetée par les shrapnels : il était seul et le commissaire était mort. Le skitarii compta ses munitions avant de réaliser que s'il avait assez pour tenir le coup, seul il ne pourrait pas se défendre longtemps. Le magos s'exposa et précipita le destin de deux cultistes qui étaient un peu trop déterminés à son goût en martelant la gâchette de son arme. Autour de lui les soldats s'organisaient tant bien que mal, même si sans Commissaire l'ancien membre de l'Adeptus Mechanicus doutait de leur hargne au combat.

-OUI OUI OUI OUI OUI POUR FRANCIAAAAAA! hurla un garde impérial en vidant son lasgun sur les ennemis devant lui.

Cette information acheva Karen de douter de la fiabilité des soldats autour de lui. Le Rogue Trader se cacha derrière sa caisse avant de se projeter très loin d'ici, chez quelqu'un dont il avait la certitude qu'il y aurait une réaction.


___________________________

L'attente était longue pour Rust, puis il ressentit une présence étrangère en lui, bien plus qu'une simple présence en fait, inconsciemment il se leva, sans même avoir pensé le faire, puis se sentit investit d'un devoir divin qui même s'il ne comprenait, savait parfaitement ce que cela voulait dire et ce qu'il devait faire. Le Datasmith se leva et annonça d'une voix impérieuse.

-MARNSWORTH! AVEC MOI CHEZ LE CHANCELIER!

Sans même attendre la confirmation de sa collègue voir même la réaction de l'acolyte d'Anton, le datasmith ouvrit la porte et s'engouffra vers l'étage supérieur par les escaliers sans même prêter attention aux quelques gardes d'honneurs qui furent médusées de voir un membre du mechanicum leur passez sous le nez voir le gouverneur. Ils furent plus réactifs pour la Kriegienne qu'ils tentèrent d'arrêter, mais arrêter un membre du Death Korps intiment persuadé qu'il allait accomplir la volonté de l'Empereur c'était comme arrêter un train en marche : il fallait au moins être un Astartes où un être augmenté pour stopper ça. Marnsworth profita de la plaque métallique en forme de crâne ornant la partie supérieure de son masque à gaz pour donner un coup de tête au premier malchanceux sur sa route, s'effondrant le nez aplati et en sang par terre en gémissant, son hémoglobine rouge sombre se répandant sur la moquette rouge. Le second reçut un coup de crosse de lasgun avec une fulgurance rarement vue dans le ventre et avant même d'avoir pu riposter s'en prit un second au niveau de l'oreille. La membre de Death Korps continua sa route en laissant en plan les deux individus avant de rattraper le datasmith qui ouvrit d'un coup de pied la porte du chancelier avant de constater la pièce vide.

-Chez le gouverneur alors. conclut Marnsworth.

Même cirque mais quinze mètres plus loin. Cette fois-ci Rust trouva l'Inquisiteur et le chancelier, sans même laisser le temps à l'un où l'autre de parler, le datasmith s'exclama.

-Inquisiteur, le magos Stunka est en danger de mort, le quartier d'affaire de Paradis est bourré de cultistes qui font un carnage dans la foule. Vous devez envoyer des hommes, elle est passée à l'action.

Et surtout faire vite, parce que dans une minute, deux avec de la chance le datasmith et la Krigienne serait enselevie sous une dizaine de gardes qui les mettraient aux arrêts pour leur séance d'esbrouffe et si Karen mourrait ça voulait dire personne pour confirmer la version de Rust, et si le skitarii était prêt à mourir pour l'Empereur et l'Omnimessie, il n'avait pas envie de s'éteindre considéré comme un traître.
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Thomas Dole
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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Sam 12 Nov - 0:17

Les gardes impériaux autour du quartier furent anéantis avec une facilité remarquable. Non pas à cause de leur incompétence, mais à cause de leur sous-nombre ; Il n'y en avait qu'une demi-douzaine, en repos, et voilà qu'ils devaient affronter des ennemis qui sortaient de partout. Un instant, les balles arrêtèrent de souffler, il n'y eut plus aucun cri, et rien qu'un silence atroce et insupportable. Des cadavres, au moins une trentaine d'entre eux, allongés sur le sol, ensanglantés ou réduits en petits morceaux. Il y avait du sang, du sang partout, et une odeur de poudre désagréable.

Des cultistes descendaient les marches pour aller vers la fontaine. En passant, certains sortaient les machettes et se mettaient à achever les blessés qui hurlaient. Étonnamment, ils ne bâclèrent pas le travail en s'amusant à les torturer. Une balle entre les deux yeux, comme pour abréger leurs souffrances, puis ils continuèrent, donnant des petits coups de pieds dans les corps pour voir s'ils réagissaient.

Les cultistes étaient habillés comme des ouvriers, dans des tenues de cuir, auxquelles ils avaient ajouté des masques à gaz et des patchworks de tissus, ainsi que dessiné des symboles hérétiques partout sur leurs vêtements ; ils étaient armés d'autoguns qui devaient sortir des manufactures de munitions de Francia. L'un d'eux était un homme extrêmement grand, 2 mètres au moins, musclé comme tout, et équipé d'une armure flak comme les gardes impériaux. Il avait dessiné sur son visage un symbole bizarre, une sorte de triangle inversé rouge et barré d'un trait horizontal... Il se mettait à donner des ordres à ses subalternes.

- Dépêchez-vous ! Achevez-les puis répartissez-vous autour de la place !
Les chiens de loyalistes arrivent, et leur sang fera une magnifique offrande à Khorne !


Certains des cultistes s'accroupirent autour de certains endroits du parc, et déployèrent des objets métalliques que Karen, toujours caché, reconnut tout de suite ; Des bombes.

Ayant dit cela, on entendit des bruits de pas venant du sud de la fontaine. Karen vit trois hommes habillés en bleus et équipés de pistolets. Des policiers de Francia. Complètement sous-équipés. Ils ne devaient pas savoir dans quoi ils étaient entraînés...

- STOP ! AU NOM DE LA LOI, JE VOUS ARRÊTE !
- POUR KHORNE !

Les cultistes ne les attaquèrent pas à distance. Non. Ils sortirent des machettes et des épées, et se ruèrent sur les policiers, comme des orks enragés. Les flics ouvrirent le feu, criblant de balles les hérétiques. Du sang coulaient en abondance d'eux, mais ils continuèrent de courir les quelques mètres qui les séparaient des officiers, sans ressentir la moindre douleur. Une fois arrivés à leur hauteur, ils se mirent à les attaquer et à les lacérer à l'arme blanche, à les démembrer, à réduire leurs cadavres en lambeaux sous leurs hurlements stridents et aigus. Du sang, en abondance. Du sang, voilà ce qu'ils voulaient.
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Karen Ravenot



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MessageSujet: Re: Chasse aux sorcières    Sam 12 Nov - 18:06

-Où est le prêtre de Mars au fait ? demanda l'un des cultistes de Khorne en se rapprochant de l'abri de Karen.

Le magos serrait fort son revolver phosphore et récitait une prière à l'omnimessie, priant pour avoir autant d'ardeur que les prêtres fulgurites en avaient au combat lorsqu'ils distribuaient des coups de bâtons pour voler l'énergie de leurs victimes. Des centaines d'informations convergeaient et divergeaient dans sa vue en réalité augmenté, la plus importante étant son pourcentage de survie s'il n'agissait pas la tout de suite maintenant : 0%. Les renforts n'arriveraient pas à un bon moment et tout les protocoles le donnaient mort s'il ne prenait pas une mesure. Aussi le fanatique fit bien surpris quand il vit surgir de sa couverture le techno-prêtre qui braqua son arme à bout portant contre son visage et pressa la détente, la décharge de phosphore incandescent envoya le traître au près de son faux dieu avant de consumer son visage. Les deux autres cultistes réagirent au quart de tour et ouvrirent le feu sur le magos qui fit de même, les balles ricochèrent contre la carcasse de mécanisée de Ravenot qui martela la détente de son arme. Les éclairs blancs déchirèrent l'air avant de déchirer les hérétiques qui firent une combustion sous le feu nourri de l'ancien membre de l'Adeptus Mechanicus. Karen bondit à terre lorsque les autres cultistes éparpillés plus loin réalisèrent ce qui venait de se passer et rampa jusqu'au cadavre du commissaire mort au début de l'assaut : il avait besoin de son flingue, et si l'Omnimessie avait bien calculé son coup, d'une grenade. La force motrice guidant sa main, l'augmenté trouva en cherchant à tâtons le pistolet bolter du commissaire et retourna derrière son abri en embarquant toutes les munitions qu'il pouvait sur le cadavre de l'officier.
Il avait un revolver à phosphore, un pistolet bolter, mais pas de grenades.
Puis des bruits de pas, qui arrivaient vite, très vite.

Trop vite.

-POUR KHORNE! rugit l'hérétique en bondissant au dessus de l'abri du techno-prêtre pour se mesurer à lui.

Karen lâche le pistolet à bolt pour saisir sa lame frisson et esquiva de peu un coup d'épée avant de reculer. Les deux adversaires se tourna au tour et les autres cultistes semblaient attendre l'issue du combat pour décider s'il fallait tirer où non. Que la connerie des cultistes de Khorne soit bénie, le magos avait peut-être une chance de s'en sortir. L'hérétique brandit haut au dessus de sa tête son arme avant de l'abattre sur Ravenot, sa lame transsonique rencontra l'acier de l'épée et n'en fit qu'une bouchée, tranchant en deux l'arme de son ennemi avant de braquer son pistolet juste devant celui-ci : la décharge incandescente mit le feu au visage de sa victime alors que ses oreilles s'envolaient, le cartilage brisé et carbonisé par le phosphore. Ca, même un berserker le ressentait.
Puis une balle toucha Karen en plein torse et même si sa tunique et ses augmentations avaient tenue le choc, l'impact avait suffit à forcer le techno-prêtre à s'abriter de nouveau. La, plus personne n'allait le défier en combat singulier.
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